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Jean le Baptiste

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Début du chapitre consacré à Jean le Baptiste dans le livre de Franz Michel Willam La vie de Jésus dans le pays et le peuple d’Israël

Voici le début du chapitre consacré à Jean le Baptiste dans le livre de Franz Michel Willam "La vie de Jésus dans le pays et le peuple d'Israël"

Pendant les jours troublés qui suivirent l’occupation de la Judée par les Romains, parut près des gués du Jourdain, à l’endroit où le désert s’étendait le long du fleuve, Jean le Baptiste. Pendant ses jeunes années, il s’était retiré au désert. Alors que Jésus, comme « charpentier », à Nazareth, était en contact avec toutes les classes de la population, Jean vivait dans la solitude. Il était vêtu d’une peau de chameau ou d’un manteau fait en poil de chameau, qui était retenu par une ceinture de cuir. Ce vêtement rendait le travail des femmes superflu. Pour sa nourriture également, il n’avait besoin du secours de personne : « Il vivait de sauterelles et de miel sauvage ». Aujourd’hui encore les Bédouins pauvres ramassent des sauterelles et les font sécher. Les sauterelles séchées constituaient déjà dans l’antiquité une marchandise. On le voit par une remarque de la tradition juive : les marchands les « aspergeaient de vin » pour leur donner un aspect attirant. Sous le nom de miel sauvage, il faut peut-être comprendre non seulement le produit des abeilles sauvages, mais encore la résine comestible qui suinte de certains arbrisseaux. Il faut se représenter le désert où vivait saint Jean plutôt comme une steppe inhabitée. Le même mot désert, dans nos traductions de la Bible, est employé dans trois cas : quand il s’agit d’une région inhabitée, d’une steppe et d’un désert proprement dit.

Le temps et le lieu convenaient au ministère de Jean. Sur les hauteurs, des deux côtés du Jourdain, soufflent perdant les mois les plus froids de l’année, les vents âpres, apportant les ondées qui, pour être désirées, n’en sont pas moins désagréables. Dans la vallée méridionale du Jourdain, qui est située à plus de 300 mètres au-dessous du niveau de la mer, la température est toujours relativement chaude. Elle ressemble à celle des beaux jours tempérés de l’été en Europe. Les nuages gris, qui à l’Ouest laissent tomber leurs nappes d’eau, passent d’ordinaire au-dessus de cette vallée sans y verser de pluie.

Cette situation atmosphérique permettait de faire des prédications au peuple, en plein air. Aux gués se réunissaient les chemins de caravanes venant de toutes les directions. Le trafic n’est plus aussi important aujourd’hui. Cependant, sur les photographies prises d’avions, ces réseaux de chemins apparaissent comme des toiles d’araignées qui s’étendent sur toute la vallée.

Le prédicateur des bords du Jourdain reçut bientôt un surnom : le Baptiste. En effet, ce qui avait fait la plus grande impression, c’est qu’il s’était mis à baptiser. À la vérité, le mot « baptiser » n’a reçu que de Jésus la signification qu’il a aujourd’hui pour nous. Il avait encore alors le sens de « plonger dans l’eau ». Souvent il avait le sens métaphorique de « plonger, être plongé » : par exemple, « être plongé dans la douleur ». Jésus lui-même dit qu’il doit être « baptisé » : c’est-à-dire plongé dans un flot de douleurs.

Les Orientaux sont particulièrement sensibles aux actions symboliques. Ils furent d’autant plus impressionnés, quand ils entendirent parler du baptême de Jean. Que signifiait ce baptême ? Jean voulait-il de cette manière, comme autrefois Gédéon, rassembler une élite d’hommes, avec lesquels, au moyen de signes et de miracles, il délivrerait le peuple de la servitude romaine ?

Les bains rituels ont toujours été connus des hommes. Il est conforme à leur nature de choisir la purification extérieure comme symbole de la purification intérieure. Aujourd’hui encore, des milliers d’Hindous descendent dans les flots du Gange et, si on leur demandait la signification de cet acte, ils seraient peut-être incapables d’en donner une explication raisonnable. Chez les Juifs, des purifications de ce genre, après certains événements et certaines actions qui étaient en rapport avec la naissance et la mort de l’homme, étaient prescrites expressément par la Loi.

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