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Les sermons de saint Augustin

Nous proposons plusieurs recueils de sermons de saint Augustin, la plupart en livre numériques, pour mettre ces textes riches à la portée de tous.

Alors qu’une partie du grand public redécouvre en ces jours saint Augustin, par l’intermédiaire du Pape Léon XIV, les Éditions Blanche de Peuterey proposent depuis 2012 quelques-uns des sermons de saint Augustin, sous forme de livre numérique pour la plupart.

Par le passé, les sermons de saint Augustin ont été publiés sous plusieurs volumes, traduits sous la direction du P. Raulx pour la plupart. Une ré-édition complète de ces sermons serait un travail important. La possibilité de proposer quelques recueils thématiques, qui plus est sous forme de livre numérique, permet de faire une sélection de ces sermons et de les mettre à la portée d’un grand nombre de lecteurs, à petit prix.

Sermons pour les différents temps liturgiques de l’année

Dans un premier temps, nous proposons 4 recueils de sermons de saint Augustin, répartis suivant l’époque liturgique :

 

 

Le recueil de sermons pour le temps de Pâques est, peut-être, celui qui nous parle le plus de nos jours : parce qu’Augustin, évêque, s’adresse aux catéchumènes baptisés pendant la nuit de Pâques, événement que nous vivons de nouveaux, ces dernières années, dans l’Église de France et de plusieurs pays européens.

 

Pour l’anecdote, c’est dans ce recueil que l’on trouve l’explication donnée par saint Augustin sur les 153 poissons.

Nous étudions la possibilité (en 2026) de publier les sermons de saint Augustin sur les vies de saints et sur les fêtes du calendrier liturgique.

  •  sermons pour le temps de Noël
  • Sermons pour le temps de Carême
  • Sermons pour le temps de Pâques
  • Sermons pour l'ascension et la pentecôte

Explication du sermon sur la montagne

En 25 chapitres répartis en deux livres, saint Augustin commente le sermon sur la Montagne, c’est à dire les béatitudes.

  •  Explication du sermon sur la montagne

Sermons de saint Augustin publiés dans des ouvrages collectifs

Nous avons composé des livres thématiques à partir de textes de Pères de l’Église, conscient que certains thèmes ont été abordés par nos pères dans la Foi.

Vous pouvez par exemple découvrir les livres suivants, dans lesquels on trouve des sermons de saint Augustin :

  •  la parabole du fils prodigue
  • La pauvreté chez les pères de l'Église
  • la patience chez les Pères de l'Église

Quelques extraits de sermons de saint Augustin

Sermon pour la nuit de Pâques, aux nouveaux baptisés

1. L’Écriture dit au livre de la Genèse : « Et Dieu vit que la lumière était bonne. Et Dieu sépara la lumière d’avec les ténèbres ; et Dieu appela la lumière jour et les ténèbres nuit ». Mais si Dieu a donné à la lumière le nom de jour, il s’ensuit qu’on peut appeler jour ceux à qui l’apôtre Paul adresse ces paroles : « Vous étiez ténèbres, autrefois vous êtes maintenant lumière dans le Seigneur » ; car ils étaient éclairés par Celui-là même qui commanda à la lumière de jaillir des ténèbres.

Ces enfants, que vous voyez si blancs à l’extérieur, à l’intérieur si purs, et qui témoignent, par la blancheur de leurs vêtements, de la candeur de leur âme, étaient ténèbres quand ils étaient plongés dans la nuit de leurs péchés. Maintenant donc qu’ils ont été purifiés dans le bain du pardon, arrosés de l’eau de la sagesse et qu’ils sont pénétrés de la lumière de justice : « C’est le jour qu’a fait le Seigneur ; livrons-nous à la joie et à l’allégresse qu’il nous inspire ». Prête donc l’oreille, jour du Seigneur, prête l’oreille, jour formé par le Seigneur, prête l’oreille et sois docile, afin de nous inspirer joie et allégresse, notre joie et notre couronne étant, comme dit l’Apôtre, que vous demeuriez fermes dans le Seigneur. Écoutez-nous, ô jeunes enfants d’une chaste Mère ; ou plutôt écoutez-nous, enfants d’une Mère vierge. Puisqu’après avoir « été ténèbres, vous êtes maintenant lumière dans le Seigneur, vivez comme des enfants de lumière » ; attachez-vous aux enfants de lumière, et pour m’exprimer plus clairement, attachez-vous aux vrais fidèles ; car, ce qui est affreux, il y en a de mauvais, il y en a qui portent le nom de fidèles sans l’être de fait ; il y en a par qui sont outragés les sacrements du Christ, dont la conduite est une cause de perdition pour eux et pour autrui ; pour eux, à cause de leur conduite coupable elle-même ; pour autrui, à cause des exemples mauvais qu’ils donnent. Non, mes bien-aimés, ne vous liez pas avec ces mauvais fidèles ; recherchez les bons, attachez-vous aux bons et soyez bons vous-mêmes.

2. Ne soyez pas étonnés, d’ailleurs, du grand nombre de ces mauvais chrétiens qui remplissent l’Église, qui participent aux dons de l’autel, qui applaudissent à haute voix les leçons de morale données par l’évêque ou par le prêtre, qui montrent enfin l’accomplissement de cette prophétie faite dans un psaume par Celui qui nous a appelés : « J’ai prêché, j’ai parlé, et ils sont devenus innombrables ». Ils peuvent maintenant se trouver avec nous dans l’Église ; mais ils ne pourront compter dans cette grande assemblée des saints qui suivra la résurrection des morts. L’Église, aujourd’hui, est en effet comme l’aire où le grain est mêlé avec la paille, les bons avec les méchants ; mais après le jugement elle ne contiendra que les bons, pas un seul méchant. On voit sur cette aire la moisson qu’ont semée les Apôtres, que les fidèles docteurs qui les ont suivis ont arrosée jusqu’à cette époque, et que les ennemis n’ont, hélas ! que trop foulée ; elle n’a plus à attendre que d’être nettoyée par le Vanneur suprême. Il viendra donc, car vous avez dit en répétant le Symbole : « Il viendra juger les vivants et les morts ». D’ailleurs l’Évangile dit aussi : « Il aura son van à la main, et il nettoiera son aire, et il placera son froment au grenier, tandis qu’il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint pas ».

J’ai un avertissement aussi à donner aux fidèles plus anciens. C’est que le bon grain se réjouisse en tremblant, c’est qu’il reste dans l’aire sans la quitter. Qu’il ne se fie pas à son jugement pour essayer de se dépouiller en quelque sorte de la paille qui l’enveloppe ; car en cherchant à se séparer de la paille, il ne pourrait rester sur l’aire ; et comme le Juge qui ne se trompe jamais ne fera point monter au grenier ce qu’il ne trouvera point sur l’aire, c’est en vain que les grains éloignés maintenant de l’aire, répéteront qu’ils se sont formés sur l’épi, le grenier se remplira d’ailleurs, puis on le fermera. Aux flammes tout ce qui n’y sera point admis.

Donc, mes bien-aimés, c’est à celui qui est bon de tolérer celui qui est mauvais, et à celui qui est mauvais d’imiter le bon. Sur cette aire mystérieuse effectivement le bon grain peut dégénérer en paille, et la paille à son tour être changée en bon grain. Ceci arrive chaque jour, mes frères ; la vie est pleine de ces chagrins et de ces consolations. On voit tomber et périr chaque jour ceux qui paraissaient bons ; comme aussi on voit se convertir et ressusciter ceux qui paraissaient mauvais. « Car Dieu ne veut pas la mort de l’impie, mais son retour et sa vie ».

À vous maintenant, bons grains ; à vous qui êtes ce que je voudrais être, à vous donc, bons grains. Ne vous attristez point d’être mêlés à la paille ; ce mélange ne sera pas éternel. Combien après tout pèse sur vous cette paille ? Grâces à Dieu, elle est légère. Seulement soyons le bon grain, et si abondante que soit la paille, elle ne nous écrasera point. Dieu est fidèle, il ne permettra point que vous soyez tentés au-dessus de vos forces, mais il vous procurera une issue durant la tentation même, afin que vous puissiez persévérer.

Un mot aussi à la paille ; où qu’elle soit, qu’elle m’écoute. Je voudrais qu’il n’y en eût pas ici ; parlons néanmoins, dans la crainte qu’il y en ait. Écoute-moi donc, paille ; mais en m’écoutant tu ne seras plus paille. Écoute-moi : Profite de la patience de Dieu. Que le voisinage et les avertissements du bon grain te changent en bons grains. La pluie de la divine parole ne te fait pas défaut. Ah ! Ne laissez point stérile le champ du Seigneur ; reverdissez, grainez, mûrissez. Celui qui vous a semés entend trouver en vous des épis et non des épines.