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Visiter les prisonniers, et Agonie du Christ

Visiter les prisonniers, et Agonie du Christ

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La période de confinement que nous connaissons m’a fait réfléchir et approfondir deux réalités que je connaissais peu ou mal : l’œuvre de miséricorde qui consiste à visiter les prisonniers, et l’Agonie du Christ.

Visiter les prisonniers

Parmi les œuvres de miséricordes, j’avoue que la visite des prisonniers était peut-être celle que je comprenais le moins, en tout cas celle qui me semblait la moins justifiée. Si quelqu’un est en prison, c’est qu’il purge sa peine. Autant nous ne sommes pas responsables des situations qui justifient les autres œuvres de miséricorde (donner à manger à ceux qui ont faim, donner à boire, vêtir, visiter les malades…) autant celui qui est en prison assume les conséquences de ses actes. Oui, pensais-je, surement il y a des personnes qui regrettent leurs actes, et les visiter peut leur permettre de reprendre espoir. Mais bon, visiter des prisonniers, qui n'attendent que de pouvoir sortir et recommencer, à quoi bon ?

Évidemment, la période de confinement m’a fait réfléchir. Quelle différence il y a-t-il entre un confiné et une personne assignée à résidence ? Les deux sont dans un espace restreint, les deux vivent toute la journée avec les mêmes personnes, pratiquement les deux ne peuvent pas sortir (même si le confiné a tout de même un peu plus de liberté).

Dans certains cas, le confinement est vraiment difficile : parce que l’appartement est petit, parce qu’il y a plusieurs personnes en même temps, parce que la liberté de mouvement est une chose importante, parce que certains sont plus nerveux que d’autres et ont besoin de bouger.

Nous voyons combien il est important de prendre des nouvelles de nos voisins, de nos amis, car certains sont vraiment seuls. Je pense aux étudiants qui se retrouvent dans leur chambre d’étudiant en résidence universitaire, je pense aux personnes âgées qui ont du mal à marcher… Et je comprends que visiter les prisonniers est vraiment une œuvre de miséricorde.

Recevoir une visite pour un prisonnier, c’est comme avoir une nouvelle du monde extérieur. C’est sortir de ses quatre murs. C’est se dire qu’une autre vie est possible. C’est retrouver le lien avec la société. C’est retrouver le goût de faire de reprendre une vie commune, collective, sociale.

Visiter les prisonniers est une véritable œuvre de miséricorde qui peut faire beaucoup de bien. Un bien immédiat, parce que l’on apporte sur le moment du réconfort à la personne, et un bien futur, parce qu’on l’aide à réfléchir et à retrouver le goût de la vraie vie.

C’est aussi le moyen de lui faire comprendre que sa faute est pardonnée. Pour la reconversion des prisonniers, l’accueil de la société est fondamental : à nous de le recevoir pour lui donner envie de changer de vie.

Visiter les prisonniers

L’Agonie du Christ

Très certainement nous avons médité et réfléchi sur l’Agonie du Christ au jardin des Olivier. Nous avons conscience que la vision de ce qui l’attendait a dû être terrible, au point qu’il a transpiré du sang.

Mais bien évidemment, vivre partiellement cette angoisse nous aide à mieux appréhender, si possible, ce que le Christ a dû vivre.

Car, dans mon cas, ce n’est pas tant le confinement qui me dérange, que ce que nous allons trouver après. La crise économique qui s’annonce, parce que le pays (et les autres pays) seront restés à l’arrêt pendant 6 à 8 semaines laisser présager des moments difficiles.

Combien de personnes vont se retrouver au chômage ? Combien de petites et moyennes entreprises, d’artisans, n’auront plus de travail ? Qu’en sera-t-il des libraires, qui n’auront pas vendu de livres pendant deux mois ?

Un récent article du Monde.fr titrait : « En confinement, notre pire ennemi, c’est l’incertitude, source de beaucoup d’anxiété ».

Qu’est-ce que le Christ a vécu ? Où a-t-il puisé la force pour ne pas renoncer à ce qui l’attendait ? Quelle dut être son angoisse au Jardin des Oliviers ? Certes il fut réconforté par un ange… Mais cela n’enlève rien à sa douleur.

Dernièrement, je regardais le film de Mike Horn « Latitude zéro ». L’explorateur fait le tour du monde en solitaire en suivant l’équateur. Ce qui l’amène à traverser l’Amazonie à travers la jungle. Et comme il le dit lui-même, en fait, la force physique n’est pas un problème. Ce qui compte, c’est la tête.

Puissions-nous aussi garder confiance dans cette période où nous ne maîtrisons pas l’avenir.

 

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